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  <title><![CDATA[L'Espagne Fascinante :: Dernières nouvelles - Art]]></title>

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    <description><![CDATA[Magazine et guide pour découvrir l'Espagne la plus authentique au niveau local : voyages, histoire, style, gastronomie...]]></description>
    <lastBuildDate>Sun, 19 Jul 2026 13:50:17 +0200</lastBuildDate>
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      <title><![CDATA[L'Espagne Fascinante :: Dernières nouvelles - Art]]></title>
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                  <item>
  <title><![CDATA[Charles Cottet en Espagn: le peintre de la Bretagne qui découvrit les paysages de Castille]]></title>
      <category><![CDATA[Art]]></category>
    <link>https://www.espagnefascinante.fr/articulo/art/charles-cottet-paysages-castille/20260616091223073453.html</link>
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  <pubDate>Tue, 16 Jun 2026 11:30:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Laurane Larvor]]></dc:creator>
        <description><![CDATA[<p>Encouragé par son ami Ignacio Zuloaga, Charles Cottet parcourut Ségovie, Ávila, Tolède et Burgos, où il découvrit une Espagne intérieure, austère et profondément marquée par les pierres anciennes, les terres rudes et la mémoire populaire.</p>
]]></description>
        <content:encoded><![CDATA[<p>Charles Cottet est resté dans l’<a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/art/">histoire de l’art</a> comme l’un des grands peintres de la Bretagne. <strong>Ses marins, ses femmes en deuil, ses scènes de départ et ses paysages sombres ont fait de lui un artiste profondément lié à la mer</strong> et aux <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-andalousie/les-patios-de-cordoue-un-mode-de-vie-devenu-fete-populaire/20230320113627067051.html">traditions populaires</a>. Pourtant, son regard ne s’est pas arrêté aux côtes bretonnes. Attiré par l’Espagne, ses villes anciennes et ses paysages austères, Cottet retrouva en Castille une gravité profonde, proche de celle qu’il avait tant aimée en Bretagne.</p>

<h2>Cottet, un peintre entre Paris et la Bretagne</h2>

<p>Né au Puy-en-Velay en 1863, formé à Paris et profondément marqué par la Bretagne, Charles Cottet appartient à cette génération d’<a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/art/voyage-zuloaga-rodin-greco/20260526103243073407.html">artistes</a> qui, à la fin du XIXe siècle, cherchèrent une <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/musees-espagne/musees-picasso-espagne/20230424132005071593.html">peinture </a>plus grave, plus humaine, plus enracinée. Associé à la <em>Bande noire</em>, aux côtés de peintres comme Lucien Simon, Edmond Aman-Jean, André Dauchez ou René Ménard, il se distingue par une palette sombre, des compositions denses et une attention particulière portée aux vies humbles. Sa peinture s’éloigne de la légèreté lumineuse de l’impressionnisme. Chez lui, <strong>la couleur n’est jamais seulement décorative: elle sert à donner du poids aux êtres, aux gestes et aux lieux</strong>.</p>

<div class="image-inbody-center">
<figure class="image"><img width="400" height="256" alt="Charles Cottet, Rayon du soir à Camaret. | Colección Zuloaga" src="/media/espagnefascinante/images/2026/06/16/2026061609093687615.jpg" />
<figcaption>Charles Cottet, <em>Rayon du soir à Camaret</em>. | Colección Zuloaga</figcaption>
</figure>
</div>

<p>C’est en Bretagne que Cottet trouve son grand sujet. Il y séjourne à de nombreuses reprises entre 1885 et 1913, notamment à Camaret, Ouessant et Sein, qui deviennent des lieux essentiels de son œuvre. Mais son regard ne relève pas du <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/tags/folklore/">folklore</a>. Là où d’autres artistes s’intéressent au costume, à la scène pittoresque ou à la couleur locale, <strong>Cottet regarde la vie rude des pêcheurs, la pauvreté, la dignité, l’attente et la présence constante de la mort.</strong></p>

<figure class="image"><img width="1920" height="638" alt="Charles Cottet, Triptyque des adieux : Au pays de la mer : Ceux qui s’en vont - Le repas d’adieu - Celles qui restent, 1909. | Colección Zuloaga." src="/media/espagnefascinante/images/2026/06/16/2026061609084548942.jpg" />
<figcaption>Charles Cottet, <em>Triptyque des adieux: Au pays de la mer: Ceux qui s’en vont - Le repas d’adieu - Celles qui restent</em>, 1909. | Colección Zuloaga.</figcaption>
</figure>

<p>Il ne peint pas tant le travail de la pêche que ce qui l’entoure: les départs, les repas d’adieu, les femmes qui prient, les familles qui restent au bord de la mer. <em>Le Triptyque des adieux</em>, gravure conservée dans la Collection Zuloaga et inspirée du grand triptyque <em>Au pays de la mer: Ceux qui s’en vont</em>, <em>Le repas d’adieu, Celles qui restent</em>, conservé au Musée d’Orsay, résume avec force cet univers. La composition évoque <strong>la tristesse des séparations familiales sur les côtes bretonnes</strong>: ceux qui partent, le repas de l’adieu, celles qui restent. Chez Cottet, la Bretagne n’est pas un décor:&nbsp;elle devient le théâtre d’une humanité silencieuse et universelle.</p>

<h2>L’Espagne vue par Cottet</h2>

<p>L’Espagne entra dans l’œuvre de Charles Cottet par une porte essentielle: son amitié avec <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/legendes-en-espagne/franco-peintre-republicain-sauva-utiliser/20251119110836072896.html">le peintre espagnol Ignacio Zuloaga</a>. Les deux artistes se rapprochèrent dans le Paris de la fin du XIXe siècle, autour de la Bande noire et de la Société nouvelle de peintres et de sculpteurs. Ils partageaient un même goût pour les sujets populaires, les tonalités sombres et les mondes ruraux, loin des modes de la ville moderne.</p>

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	<figure class="image capture"><img width="120" height="68" alt="" src="/asset/zoomcrop,480,270,center,center/media/espagnefascinante/images/2025/11/19/2025111916464523083.jpg" /></figure>

	<div class="article-data"><a href="/articulo/legendes-en-espagne/franco-peintre-republicain-sauva-utiliser/20251119110836072896.html">Franco et le peintre républicain qu’il sauva pour mieux l’utiliser</a></div>
	</li>
</ul>
</div>

<p>Dans le sillage de cette amitié, Cottet se rendit en Espagne en 1904. Il y découvrit plusieurs villes de Castille: <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-castille-et-leon/les-plus-beaux-villages-de-la-province-davila-quil-faut-connaitre/20201112121002066946.html">Ávila</a>, <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-castille-et-leon/merveilles-segovie-voir-au-moins-une-fois-dans-sa-vie/20250204121510071903.html">Ségovie</a>, <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-castille-manche/merveilles-tolede-voir-au-moins-une-fois-dans-sa-vie/20250204121510071904.html">Tolède </a>et <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/parcs-naturels-espagne/voyage-las-merindades-comarque-burgos/20230214092051068837.html">Burgos</a>; avant de rendre visite à Zuloaga dans son atelier de Ségovie à l’automne 1905. <strong>Ce voyage ne fut pas un simple détour: il ouvrit dans son œuvre une véritable parenthèse espagnole</strong>. Au Salon de Paris de 1905, puis à l’exposition des Peintres Orientalistes, Cottet présenta une importante série de vues de <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-castille-et-leon/plus-beaux-villages-salamanque/20220119133930067226.html">Salamanque</a>, Ségovie et Ávila, qui révélèrent une nouvelle facette de son talent.</p>

<figure class="image"><img width="1920" height="1527" alt="Charles Cottet, Segovia, h. 1904-1905. | Colección Zuloaga" src="/media/espagnefascinante/images/2026/06/16/2026061609081328218.jpg" />
<figcaption>Charles Cottet, <em>Segovia</em>, h. 1904-1905. | Colección Zuloaga</figcaption>
</figure>

<p>Devant l’Espagne, Cottet ne cherche pas l’image brillante ou décorative des cartes postales. Son regard se pose sur les pierres, les <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-madrid/muraille-mohammed-madrid/20220301175736067249.html">murailles</a>, les <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/meilleurs/13-des-ponts-les-plus-spectaculaires-despagne/20210315165135067022.html">ponts</a>, les silhouettes des villes anciennes et la solitude des paysages. Léonce Bénédite, grand critique d’art de l’époque, vit dans cette rencontre une révélation: l’«âpreté de la terre espagnole» aurait marqué Cottet comme un «écho méridional de la mélancolie de sa Bretagne». <strong>La Castille qu’il peint est austère, intérieure, silencieuse</strong>. Il y retrouve, sous une lumière plus ardente, une gravité proche de celle de la Bretagne. Entre l’éclat du ciel, la rudesse du sol et la majesté des <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-madrid/ange-dechu-retiro-madrid/20210914121425067134.html">monuments</a>, l’Espagne le marqua profondément.</p>

<p>Quelques années plus tard, <strong>le peintre décida de revenir en Espagne</strong>. Il en rapporta de nouvelles impressions de Burgos, <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-andalousie/les-patios-de-cordoue-un-mode-de-vie-devenu-fete-populaire/20230320113627067051.html">Cordoue</a>, Ávila et Ségovie, parfois sous forme d’aquarelles ou de dessins d’une grande simplicité.</p>

<figure class="image"><img width="1070" height="479" alt="Charles Cottet, Vista de Ávila. | Colección Zuloaga" src="/media/espagnefascinante/images/2026/06/16/2026061609092089839.jpg" />
<figcaption>Charles Cottet, <em>Vista de Ávila</em>. | Colección Zuloaga</figcaption>
</figure>

<p>Ainsi, face aux villes espagnoles, <strong>Cottet garde le même regard profond que celui qu’il posait sur les pêcheurs bretons</strong>. Il ne se contente pas de représenter des monuments: il capte une atmosphère, une lumière, une mémoire. Ses vues espagnoles témoignent de son intérêt pour une Espagne intérieure, faite de villes de pierre, de traditions anciennes et de paysages chargés d’<a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/legendes-en-espagne/">histoire</a>.</p>

<h2>Cottet et Zuloaga: le rural comme «âme de la patrie»</h2>

<p>La relation entre Cottet et Zuloaga ne se limite pas à une amitié artistique. Elle permet aussi de <strong>rapprocher deux regards tournés vers des mondes populaires, anciens et menacés par la modernité</strong>. À la fin du XIXe siècle, l’industrialisation, l’exode rural et l’uniformisation des villes transforment profondément l’Europe. Face à ces changements, certains artistes cherchent dans les campagnes, les villages et les régions isolées une vérité plus enracinée.</p>

<figure class="image"><img width="1000" height="680" alt="Ignacio Zuloaga Zabaleta, Paisaje de Pancorbo, 1917. | Colección Zuloaga." src="/media/espagnefascinante/images/2026/06/16/2026061609085975294.jpg" />
<figcaption>Ignacio Zuloaga Zabaleta, <em>Paisaje de Pancorbo</em>, 1917. | Colección Zuloaga.</figcaption>
</figure>

<p>Cottet trouve cette vérité en Bretagne, auprès des pêcheurs, de leurs familles, des départs en mer et des <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/itineraires-travers-espagne/top-9-des-paysages-naturels-de-reve-en-espagne/20231018000056066752.html">paysages </a>rudes. Zuloaga la cherche en Castille, dans les villages, les figures populaires, les gitans, les paysans et les terres austères de l’Espagne intérieure. <strong>Tous deux dépassent le simple folklore</strong>: les pêcheurs bretons de Cottet comme les figures populaires de Zuloaga sont représentés avec dignité, comme les gardiens d’une mémoire et d’une identité profondes.</p>

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	<figure class="image capture"><img width="120" height="68" alt="" src="/asset/zoomcrop,480,270,center,center/media/espagnefascinante/images/2026/05/26/2026052610334560138.jpg" /></figure>

	<div class="article-data"><a href="/articulo/art/voyage-zuloaga-rodin-greco/20260526103243073407.html">Le célèbre voyage de Zuloaga et Rodin en Espagne : El Greco, flamenco et amitié entre artistes</a></div>
	</li>
</ul>
</div>

<p>Chez Zuloaga, cette recherche rejoint les préoccupations de la Génération de 98, pour laquelle la Castille devient un territoire essentiel pour penser l’identité espagnole. Chez Cottet, la <strong>Bretagne joue un rôle plus intime et pictural</strong>: elle est le lieu d’une humanité grave, silencieuse, profondément liée à la <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/itineraires-travers-espagne/6-iles-espagnoles-qui-ne-sont-ni-aux-canaries-ni-aux-baleares/20200319131605066723.html">mer</a>. De la Bretagne à la Castille, leurs œuvres semblent alors poser une même question: où se conserve l’âme d’un pays, sinon dans ses terres les plus rudes et dans ceux qui les habitent?</p>

<h4>SOURCES</h4>

<p>André Cariou, « Le peintre Charles Cottet et la Bretagne », <em>Annales de Bretagne</em>, tome 80, nº 3-4, 1973, p. 649-665.</p>

<p>Léonce Bénédite, préface du catalogue <em>Exposition Charles Cottet</em>, Galeries Georges Petit, Paris, 14 juin-13 juillet 1911, Paris, Imprimerie Georges Petit, 1911.</p>

<p>Dena Crosson,<em> Ignacio Zuloaga and the Problem of Spain</em>, thèse de doctorat, University of Maryland, 2009.</p>

<p><em>Rapports du jury international. Exposition universelle internationale de 1900 à Paris. Tome premier, Paris, Imprimerie nationale</em>, 1904.</p>

<p>Documentation interne de la Collection Zuloaga sur les œuvres de Charles Cottet conservées dans la collection.</p>

<p>Vous pouvez lire cet article en <a target="_blank" href="https://www.espanafascinante.com/articulo/arte/cottet-pintor-paisajes-castilla/20260611120244290072.html">espagnol</a>.&nbsp;</p>
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        <media:title><![CDATA[Charles Cottet en Espagn: le peintre de la Bretagne qui découvrit les paysages de Castille]]></media:title>
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  <title><![CDATA[Le célèbre voyage de Zuloaga et Rodin en Espagne : El Greco, flamenco et amitié entre artistes]]></title>
      <category><![CDATA[Art]]></category>
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  <pubDate>Wed, 27 May 2026 11:30:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Laurane Larvor]]></dc:creator>
        <description><![CDATA[ Saviez-vous que le grand sculpteur français Auguste Rodin a découvert une partie de l’Espagne grâce au peintre basque Ignacio Zuloaga ? En juin 1905, les deux artistes entreprirent  un voyage bref, mais riche en anecdotes , à travers  Madrid ,...]]></description>
        <content:encoded><![CDATA[<p>Saviez-vous que le grand sculpteur français Auguste Rodin a découvert une partie de l’Espagne grâce au peintre basque Ignacio Zuloaga ? En juin 1905, les deux artistes entreprirent <strong>un voyage bref, mais riche en anecdotes</strong>, à travers <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-madrid/madrid-dans-le-monde/20220310172359067257.html">Madrid</a>, Tolède, Séville et Cordoue.</p>

<p>Tout commença à Paris, chez Rodin. Lors d’une conversation entre les deux amis,<strong> Zuloaga évoqua son désir de se rendre en Espagne pour acheter une œuvre de&nbsp;l'artiste qu’il admirait tant&nbsp;</strong>: El Greco. Rodin répondit aussitôt : « Je vous accompagne ! » Ainsi,<strong> le 3 juin 1905</strong>, Rodin et Zuloaga, accompagnés du collectionneur russe Ivan Shchukin, montèrent à bord du Sud Express en direction de <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-madrid/que-visiter-a-madrid-en-3-jours/20200226100323066709.html">Madrid</a>.</p>

<h2>Madrid, le premier hommage à Rodin&nbsp;</h2>

<p>L’arrivée de Rodin à Madrid suscita une grande effervescence. Le sculpteur était déjà l’une des grandes figures de l’art européen, <strong>auteur d’œuvres comme <em>Le Penseur</em></strong>, et sa présence dans la capitale espagnole attira l’attention des <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/art/artistes-espagnols/">artistes</a>, écrivains et journalistes de l’époque.</p>

<figure class="image"><img width="1200" height="750" alt="2024112809073554702" src="/media/espagnefascinante/images/2026/05/26/2026052610334487581.jpg" />
<figcaption>Madrid, Espagne | Shutterstock</figcaption>
</figure>

<p>Pendant ces quelques jours, <strong>Zuloaga voulut lui faire découvrir des lieux incontournables de Madrid</strong> et de ses environs. Musée du Prado, Monastère de l’<a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/ou-dormir-a-madrid/dormir-a-san-lorenzo-de-el-escorial/20180518164402070685.html">Escurial</a>, Tolède et Illescas faisaient partie de l’itinéraire artistique imaginé par le peintre pour son ami.</p>

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	<figure class="image capture"><img width="120" height="68" alt="" src="/asset/zoomcrop,480,270,center,center/media/espagnefascinante/images/2020/02/25/20200225122822292252.jpg" /></figure>

	<div class="article-data"><a href="/articulo/que-voir-madrid/que-visiter-a-madrid-en-3-jours/20200226100323066709.html">Que visiter à Madrid en 3 jours</a></div>
	</li>
</ul>
</div>

<p>Le 8 juin, <strong>un grand banquet fut organisé au restaurant La Huerta en l’honneur du sculpteur français</strong>. Environ 130 personnalités du monde culturel de l’époque y assistèrent, parmi lesquelles le directeur du <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/musees-espagne/visitant-le-musee-du-prado-de-madrid/20200416173702071562.html">Prado</a>, José Villegas ; des artistes comme José Moreno Carbonero ; l’écrivain Pío Baroja ; le dramaturge Joaquín Dicenta ; ainsi qu’Ignacio et son oncle, le céramiste Daniel Zuloaga.</p>

<p>Plusieurs toasts furent portés en l’honneur de Rodin. <strong>L’un des plus mémorables fut celui du journaliste Mariano de Cavia</strong>:</p>

<blockquote>
<p>«Permettez-moi, mes amis, de&nbsp;lever&nbsp;mon verre à Rodin, lui qui enferma la pensée dans la pierre».</p>
</blockquote>

<h2>En route vers Tolède : El Greco et une frayeur inattendue&nbsp;</h2>

<p>L’un des principaux objectifs du voyage était Tolède. <strong>Zuloaga souhaitait partager avec&nbsp;Rodin sa passion pour les œuvres d’El Greco</strong> conservées à Tolède et à <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/castilla-mancha-fr/dormir-a-illescas/20180104165453070359.html">Illescas</a>, des peintures qui avaient profondément marqué sa manière de concevoir l’art. Pour le peintre basque, El Greco était un maître moderne avant l’heure.</p>

<figure class="image"><img width="1920" height="1079" alt="2025121713444438467" src="/media/espagnefascinante/images/2026/05/26/2026052610334436695.jpg" />
<figcaption>Ville de Tolède. | Shutterstock</figcaption>
</figure>

<p>Cependant, le trajet vers <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-castille-manche/visiter-tolede/20140421172919067645.html">Tolède </a>donna lieu à l’une des anecdotes les plus marquantes du voyage. Près d’Esquivias, l’automobile dans laquelle ils voyageaient <strong>renversa accidentellement un homme monté&nbsp;sur une mule</strong>. La frayeur fut immense. Rodin, profondément bouleversé, donna au blessé tout l’argent qu’il avait sur lui : « environ huit cents ou neuf cents pesetas », selon le critique Juan de la Encina, qui rapporta l'épisode des années plus tard.</p>

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	<figure class="image capture"><img width="120" height="68" alt="" src="/asset/zoomcrop,480,270,center,center/media/espagnefascinante/images/2022/09/01/20220901100330301704.jpg" /></figure>

	<div class="article-data"><a href="/articulo/que-voir-castille-manche/visiter-tolede/20140421172919067645.html">Que voir à Tolède, l'une des plus belles villes médiévales d'Espagne</a></div>
	</li>
</ul>
</div>

<p>Une fois à Tolède, Zuloaga tenta de transmettre à Rodin son enthousiasme pour El Greco. Il voulait que son ami comprenne <strong>la force spirituelle de ses figures</strong>, l’intensité de ses compositions et la liberté picturale du maître crétois. Mais Rodin ne fut pas convaincu. Selon les souvenirs de Zuloaga, lorsqu’ils parlaient d’El Greco, le sculpteur répondait d’un catégorique: «&nbsp;Pas du tout !<em>&nbsp;</em>»</p>

<p>Curieusement, <strong>Rodin fut davantage fasciné par d’autres aspects du voyage&nbsp;</strong>: les paysages castillans, <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/itineraires-gastronomiques/route-vinicole-meilleurs-vins-espagnols/20230103152113071332.html">le vin local</a>, le pain noir et la cuisine des tavernes.</p>

<h2>Séville et la découverte du flamenco&nbsp;</h2>

<p>Dans la nuit du 8 juin, après le banquet madrilène, Zuloaga et Rodin poursuivirent leur voyage vers Séville. Ils séjournèrent à l’hôtel Inglaterra et parcoururent <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-andalousie/visiter-triana-et-la-cartuja-seville/20140421170732067582.html">le quartier de Triana</a>, <strong>l’un des lieux les plus liés à la tradition flamenca.</strong></p>

<figure class="image"><img width="1920" height="1305" alt="shutterstock_2293044191" src="/media/espagnefascinante/images/2026/05/26/2026052610334622832.jpg" />
<figcaption>Danseuse de flamenco sur la Plaza de España à Séville. | Shutterstock</figcaption>
</figure>

<p>C’est à Séville que <strong>Rodin vécut l’une des expériences les plus marquantes de son voyage : une fête flamenca</strong>. Le sculpteur fut fasciné par le mouvement des danseuses, la liberté de leurs gestes et la puissance de <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/culture-espagnole/les-meilleures-routes-du-flamenco-andalousie/20231116152556070945.html">la danse andalouse</a>. Des années plus tard, Jacques Vilain, directeur du Musée Rodin de Paris, expliqua que le sculpteur avait été séduit par «&nbsp;la danse andalouse, la liberté et la grâce avec lesquelles se mouvaient les danseurs ».</p>

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	<figure class="image capture"><img width="120" height="68" alt="" src="/asset/zoomcrop,480,270,center,center/media/espagnefascinante/images/2023/10/19/20231019112415304693.jpg" /></figure>

	<div class="article-data"><a href="/articulo/culture-espagnole/les-meilleures-routes-du-flamenco-andalousie/20231116152556070945.html">Les meilleures routes du flamenco à travers l'Andalousie</a></div>
	</li>
</ul>
</div>

<p>On ne peut pas affirmer que Rodin ait directement reproduit ces figures dans ses œuvres. Mais il est facile d’imaginer que les corps en mouvement, l’énergie et l’émotion du flamenco l’aient profondément marqué. Après tout, sa sculpture cherchait précisément cela : <strong>capturer la tension d’un corps, d’un geste, d’une force intérieure</strong>.</p>

<h2>Cordoue et l’achat d’une œuvre d’El Greco&nbsp;</h2>

<p>Après Séville, le voyage se poursuivit vers <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-andalousie/visiter-cordoue/20140421150157067603.html">Cordoue</a>. <strong>C’est là que Zuloaga acheta l’une des œuvres les plus importantes de sa collection&nbsp;</strong>: <em>La Vision de saint Jean</em>, également connue sous les noms de <em>Vision de l’Apocalypse</em> ou <em>Ouverture du cinquième sceau,</em>&nbsp;d'El Greco.</p>

<figure class="image"><img width="1706" height="1920" alt="El_Greco,_The_Vision_of_Saint_John_(1608-1614)" src="/media/espagnefascinante/images/2026/05/26/2026052610334781676.jpg" />
<figcaption><em>La Vision de saint Jean,&nbsp;</em>El Greco. | Wikimedia&nbsp;</figcaption>
</figure>

<p>Le tableau connut ensuite une histoire remarquable. Zuloaga l’intégra à l’arrière-plan de son œuvre <em>Mes amis</em>, <strong>en hommage au peintre qu’il admirait tant</strong>, et l’exposa également dans son atelier parisien. Plusieurs artistes de l’époque purent y admirer la toile, parmi lesquels Pablo <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/musees-espagne/musees-picasso-espagne/20230424132005071593.html">Picasso</a>, pour qui Zuloaga joua un rôle important lors de ses débuts à Paris.</p>

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	<figure class="image capture"><img width="120" height="68" alt="" src="/asset/zoomcrop,480,270,center,center/media/espagnefascinante/images/2023/04/12/20230412142320303803.jpg" /></figure>

	<div class="article-data"><a href="/articulo/musees-espagne/musees-picasso-espagne/20230424132005071593.html">Les musées Picasso, un itinéraire en Espagne sur les traces du peintre</a></div>
	</li>
</ul>
</div>

<p>Cette œuvre a été associée à<strong> l’univers visuel qui aurait pu influencer&nbsp;Picasso</strong> lors de la création des<em>&nbsp;Demoiselles d’Avignon</em>, une peinture révolutionnaire qui marqua un tournant dans l’histoire de l’art moderne. Ainsi, un achat réalisé pendant ce voyage relia finalement El Greco, Zuloaga, Rodin et Picasso dans une même histoire artistique.</p>

<h2>Une amitié entre admiration et désaccord&nbsp;</h2>

<p><strong>Ce voyage fut marqué par un débat permanent autour d’El Greco</strong>. Zuloaga tentait de convaincre son ami de la grandeur du maître crétois, tandis que Rodin résistait, débattait, observait et se laissait davantage surprendre par d’autres aspects de l’Espagne : ses paysages, <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/itineraires-gastronomiques/les-bars-et-restaurants-les-plus-anciens-despagne/20200115130626071053.html">ses tavernes</a>, sa gastronomie, son vin et le mouvement des danseuses flamencas.</p>

<figure class="image"><img width="983" height="1500" alt="ZLG Rodin and Schukin" src="/media/espagnefascinante/images/2026/05/26/2026052610334977022.jpg" />
<figcaption>Rodin, Zuloaga et Shchukin pendant leur voyage en 1905. | Archives de la Fundación Zuloaga.</figcaption>
</figure>

<p>Avec le temps, comme le raconta lui-même Zuloaga, <strong>Rodin commença à regarder l’œuvre d’El Greco autrement</strong>. De retour à Paris, le sculpteur visitait souvent l’atelier du peintre basque et restait longtemps à contempler la célèbre <em>Vision de l’Apocalypse</em>. Jusqu’au jour où il lui confia : « Elle commence à me plaire ».</p>

<p><strong>C’était peut-être là la véritable fin du voyage</strong>. Il ne s’acheva ni à Madrid, ni à Tolède, ni à <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-andalousie/guide-province-seville-que-voir-profiter/20231207151510067456.html">Séville </a>ou à Cordoue, mais dans un atelier parisien, lorsque Rodin commença enfin à comprendre ce que Zuloaga avait voulu lui montrer depuis le début.</p>

<p>Ce voyage éclair à travers l’Espagne fut <strong>une immersion dans l’Espagne qui fascinait Zuloaga&nbsp;</strong>: celle de la Castille, de <a target="_blank" href="https://www.espagnefascinante.fr/articulo/que-voir-andalousie/route-villages-blancs-dandalousie/20231009074608066587.html">l’Andalousie</a>, des villes chargées d’histoire, des tavernes, du flamenco et des grands maîtres. Une Espagne qui, vue à travers les yeux de deux grands artistes, devint une petite aventure inoubliable.</p>

<p>Vous pouvez lire cet article en <a target="_blank" href="https://www.espanafascinante.com/articulo/arte/viaje-zuloaga-rodin-greco/20260520123800289624.html">espagnol </a>et en <a target="_blank" href="https://www.fascinatingspain.com/articulo/art/zuloaga-rodin-tour-greco/20260525174109073873.html">anglais</a>.</p>
]]></content:encoded>
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        <media:title><![CDATA[Le célèbre voyage de Zuloaga et Rodin en Espagne : El Greco, flamenco et amitié entre artistes]]></media:title>
        <media:text><![CDATA[]]></media:text>
        <media:description><![CDATA[]]></media:description>
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        </item>
                        <item>
  <title><![CDATA[Le deux mai 1808 à Madrid, Francisco de Goya]]></title>
      <category><![CDATA[Art]]></category>
    <link>https://www.espagnefascinante.fr/articulo/art/le-deux-mai-1808-a-madrid-francisco-de-goya/20200128125408071548.html</link>
  <comments>https://www.espagnefascinante.fr/articulo/art/le-deux-mai-1808-a-madrid-francisco-de-goya/20200128125408071548.html#comentarios-71548</comments>
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  <pubDate>Tue, 28 Jan 2020 12:54:08 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Luis Sánchez Marcuccini]]></dc:creator>
        <description><![CDATA[  Le deux mai 1808 à Madrid , aussi connu comme  La charge des  mamelouks   ou tout simplement  Dos de Mayo . C’est l’un des chefs-d’œuvre du génie de Fuendetodos,  Francisco de Goya y Lucientes .  Ce tableau peint en 1814 représente des...]]></description>
        <content:encoded><![CDATA[<p><i>Le deux mai 1808 à Madrid</i>, aussi connu comme <i>La charge des <a href="/articulo/legendes-en-espagne/mamelouks-napoleon-goya/20220429111330068644.html">mamelouks</a></i> ou tout simplement <i>Dos de Mayo</i>. C’est l’un des chefs-d’œuvre du génie de Fuendetodos, <b>Francisco de Goya y Lucientes</b>.</p><p>Ce tableau peint en 1814 représente des événements qui ont eu lieu six ans auparavant. Il est associé au tableau nommé <a href="/articulo/oeuvres-dart/les-fusillades-du-3-mai-de-goya/20200416161637071563.html"><i>Les Fusillades du 3 mai</i></a>, aussi appelé <b><i>Tres de mayo</i></b>.</p><p>Sur ce tableau de grande taille (2,68 x 3,47 mètres), Goya tente de capturer les horreurs de la <b>Guerre d'indépendance espagnole</b>.</p><p>Il est exposé dans la salle 064 du <a href="/articulo/musees-despagne/visitant-le-musee-du-prado-de-madrid/20200416153702071562.html">Musée du Prado</a>. Il y est entré avant 1834 provenant des collections royales.<figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2019/04/30/20190430133736288302.jpg" /><figcaption>Le deux mai 1808 à Madrid, Francisco de Goya</p><p></figcaption></figure>En 1814, après la fin de la <b>Guerre d’indépendance, Ferdinand VII</b> retourne en Espagne. Pour commémorer le soulèvement du peuple madrilène contre le tyran français, le gouvernement de la Régence, les <i>Cortes</i> de Cadix et la Mairie de <a href="/articulo/itineraires-gastronomiques/ou-manger-des-tapas-a-madrid-en-ne-payant-que-pour-la-boisson/20200113122720071052.html">Madrid</a> organisent toute une série d'événements.</p><p>Dans cet environnement, Goya propose de faire <b>deux tableau</b><strong>x</strong>.  En eux, il voulait montrer <b>l'héroïsme</b> et le <b>sacrifice</b> du peuple espagnol et plus particulièrement celui des madrilènes. Ces œuvres étaient : <b>Le 2 mai 1808 à Madrid</b> et <b>Les Fusillades du 3 mai.</b><h2 class="vc_custom_heading">Les causes du soulèvement</h2>Le matin du 2 mai 1808, une rumeur se répand dans la ville de Madrid. Le dernier membre de la famille royale allait quitter le Palais Royal. C’était l’<b>Infant</b> <b>François de Paule de Bourbon.</b></p><p>L’excuse pour partir était de rencontrer ses parents, le <b>roi Charles IV</b> et Marie-Louise de Bourbon-Parme, à Bordeaux. Le peuple de <a href="/articulo/que-voir-a-madrid/les-meilleures-choses-a-faire-a-madrid/20180704161720066637.html">Madrid</a> ne pouvait pas permettre un tel évènement. Les madrilènes, équipés de toutes sortes d’armes, se soulèvent. La violence est extrême et surprend les troupes françaises.  </p><p><b>Joachim Murat</b>, grand amiral de l’armée française, n'hésite pas à agir avec une crudité absolue. Toutes les personnes soupçonnées de faire partie de la révolte sont arrêtées et emprisonnées. Les adresses sont marquées et tout homme, femme ou enfant qui avait des blessures ou qui portait des instruments pointus est arrêté.</p><p>Vers quatorze heures, à l’après-midi, la rébellion est complètement étouffée. Les détenus, sans jugement préalable, sont exécutés.Voici ci-dessous une analyse des aspects les plus intéressants de ce tableau : <b><i>Le deux mai 1808 à Madrid.</i></b><h2 class="vc_custom_heading">L’Emplacement</h2>Nous savons que l'émeute commence le 2 mai aux alentours du Palais Royal. Et, petit à petit, elle s'est répandue dans toute la ville.</p><p>Toutefois, il n'est pas très clair quel est l'emplacement que Goya choisit pour peindre son œuvre.</p><p>Certains historiens déclarent que qu'il s'agit de la <a href="/articulo/madrid-comunidad-de-fr/dormir-a-gran-via-et-sol-madrid/20180518145929070691.html">Puerta del Sol</a>, d'autres de la Place de la Cebada, ou de la rue Carretas avec l'église du Buen Suceso (aujourd'hui disparue).</p><p>La thèse la plus défendue raconte qu’il s’agit de la <b>rue Nueva</b> (rue Bailén de nos jours). Ainsi, nous pouvons voir à gauche le <b>Palais Royal</b> et, au fond, la <b>coupole</b> de la <b>Basilique de Saint-François-le-Grand</b>. </p><p><h2>Les mamelouks</h2></p><p>L’armée française les avait incorporés dans ses rangs à cause de leur <b>habileté avec les armes.</b> Mais surtout, pour leur <b>crudité </b>sur le champ de bataille.</p><p>Ils arrivent à Madrid en 1808. Ils faisaient partie de l’escorte du grand amiral Murat.</p><p>Pendant la rébellion populaire du 2 mai ils étaient installés à Carabanchel. Ils sont vitement venus en aide des soldats français.</p><p>Sans aucun doute, leur présence dans cette œuvre n'est pas arbitraire. Goya a dû les choisir à cause de la férocité avec laquelle ils avaient agi.</p><p>De plus, nous pouvons apprécier un membre du <strong>R</strong><b>égiment des Dragons de l'Impératrice</b>. C'était un corps d'élite de soldats de cavalerie légère.<figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2019/05/02/20190502114641288339.jpg" /><figcaption>Détail de deux mamelouks</figcaption></figure><figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2019/05/02/20190502114950288343.jpg" /><figcaption>Dragons de l'Impératrice</figcaption></figure><h2 class="vc_custom_heading">Les révoltés</h2>Goya nous présente <strong>des hommes, des femmes et des enfants de toutes les régions d'Espagne</strong>. Cela peut être déduit des vêtements qu'ils portent. Ce faisant, il montre que l’émeute du 2 mai a commencé la résistance contre l'occupant toléré.</p><p>D'un autre côté, il s’agit d’une scène de violence extrême, fidèle à ce s'était passé. À gauche, un personnage poignarde férocement le corps d'un mamelouk déjà mort.<figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2019/05/02/20190502131744288363.jpg" /><figcaption>Détail de la violence</figcaption></figure><figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2019/05/02/20190502131936288367.jpg" /><figcaption>Détail de la violence</figcaption></figure>De la même façon que dans <b><i>Les Fusillades du 3 ma</i></b><i>i, </i>dans <b>Le deux mai</b> nous pouvons apercevoir <b>la déraison de la violence insensée</b>.</p><p>À droite, il y a un homme qui enfonce une barre dans un cheval blanc, une victime innocente. Et à gauche, un jeune homme à côté d'une femme qui fait avec ses mains un geste de supplication.<figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2019/05/02/20190502125703288347.jpg" /><figcaption>Détail des innocents</figcaption></figure><figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2019/05/02/20190502130011288351.jpg" /><figcaption>Détail de l’attaque du cheval blanc</figcaption></figure>Au premier plan, nous retrouvons les cadavres aussi bien des civils que des militaires.<figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2019/05/02/20190502130522288355.jpg" /><figcaption>Détail d'un cadavre</figcaption></figure><figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2019/05/02/20190502131236288359.jpg" /><figcaption>Détail de quelques cadavres</figcaption></figure></p>]]></content:encoded>
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        <media:title><![CDATA[Le deux mai 1808 à Madrid, Francisco de Goya]]></media:title>
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  <title><![CDATA[Toiles et assiettes peintes à la main de Chirri Moreno Santamaria]]></title>
      <category><![CDATA[Art]]></category>
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  <pubDate>Tue, 7 Jul 2015 12:50:29 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[RD]]></dc:creator>
        <description><![CDATA[ Dans le monde vaste et multicolore des trousseaux et linge de maison nous avons rencontré une artiste pleine d’imagination, originale et au gout exquis:   Chirri Moreno Santa María  , peintre depuis toujours et entrée dans le monde de la...]]></description>
        <content:encoded><![CDATA[<p>Dans le monde vaste et multicolore des trousseaux et linge de maison nous avons rencontré une artiste pleine d’imagination, originale et au gout exquis: <a href="http://chirrimoreno.com/" target="_blank" rel="noopener"><strong>Chirri Moreno Santa María</strong></a>, peintre depuis toujours et entrée dans le monde de la décoration il y a vingt ans en España-Espagne. Conceptions chaleureuses, insouciantes et sophistiquées sont des mots qui décrivent à la perfection son travail. Totalement engagée et aimant l ‘artisanat véritable, elle peint chacune de ses pièces à main levée selon la technique la plus ancienne, être créative et le démontrer sur une toile. Dans son cas, le support  peut être une porcelaine, pour des vaisselles, ou n’importe quel type de tissus. «Il ne peut y avoir deux pièces égales puisqu’il ne peut y avoir deux tracés identiques» nous dit-elle. Loin d’être un problème pour elle, elle met dans chacune de ses créations une touche personnelle et unique.</p><p>Elle travaille sur plusieurs lignes. D’un côté les <strong>vaisselles</strong> qui ces dernières années sont devenues les protagonistes de la collection de Chirri. La nature inspire tous les dessins qui décorent ses assiettes peintes à la main, tasses, théières…, libellules, papillons, feuillages… Bien que l’artiste travaille aussi sur commande. «Il est souvent difficile de trouver ce que quelqu’un recherche exactement, c’est pourquoi j’aime donner cette liberté aux clients. Certains préfèrent quelque chose de simple, d’autres cherchent des compositions en blanc et noir, ou encore très coloriées… Ce qu’il faut, c’est bien comprendre ce qu’ils veulent pour que le résultat final leur plaise» dit-elle.Toutes ses œuvres témoignent de caractéristiques constantes dont le goût pour le détail d’où des tables couvertes de pièces uniques dans un style délicat et raffiné, mais faisant preuve à la fois de force et d’originalité.</p><p>Connaissant bien tous <strong>les textiles, les traditionnels comme les contemporains</strong>, elle recycle et mêle les uns et les autres pour obtenir des contrastes intéressants. Dans ses coussins se côtoient des morceaux de brocart de soie, de toile à sac ou de toile pour peintre; ses couvres lits, rideaux et grands châles en toiles de Majorque, nappes de lin et coton sont toujours des créations personnelles: «Tout ce monde me fascine et j’adore faire des recherches et créer à partir de techniques anciennes et les rénover avec des méthodes et dessins actuels» Le résultat en est un monde particulier qui enchante tous ceux qui l’approchent.<figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2017/08/02/20170802121924122812.jpg" /><figcaption></figcaption></figure><figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2017/08/02/20170802121927122816.jpg" /><figcaption></figcaption></figure><figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2017/08/02/20170802121932122820.jpg" /><figcaption></figcaption></figure><figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2017/08/02/20170802121936122824.jpg" /><figcaption></figcaption></figure><figure class="image"><img class="img-fluid lazyload" width="992" height="558" alt="" src="/media/espagnefascinante/images/2017/08/02/20170802121941122828.jpg" /><figcaption></figcaption></figure></p>]]></content:encoded>
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        <media:title><![CDATA[Toiles et assiettes peintes à la main de Chirri Moreno Santamaria]]></media:title>
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