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  <title><![CDATA[L'Espagne Fascinante :: Dernières nouvelles - Artistes espagnols]]></title>

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    <description><![CDATA[Magazine et guide pour découvrir l'Espagne la plus authentique au niveau local : voyages, histoire, style, gastronomie...]]></description>
    <lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 03:12:31 +0200</lastBuildDate>
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      <title><![CDATA[L'Espagne Fascinante :: Dernières nouvelles - Artistes espagnols]]></title>
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  <title><![CDATA[Joaquín Sorolla et l'Andalousie, un lien pour l'éternité]]></title>
      <category><![CDATA[Artistes espagnols]]></category>
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  <pubDate>Thu, 29 Sep 2022 12:39:10 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Luis Sánchez Marcuccini]]></dc:creator>
        <description><![CDATA[ Joaquín Sorolla est l'un des grands maîtres espagnols de l'art de la  peinture . Sa brillante carrière, avec plus de 2 200 œuvres, continue d'être admirée et étudiée aux quatre coins du monde. La qualité de ses  peintures  ne fait aucun doute....]]></description>
        <content:encoded><![CDATA[<p>Joaquín Sorolla est l'un des grands maîtres espagnols de l'art de la <a href="/articulo/les-meilleurs/7-musees-espagne-visiter-absolument/20220913150156067364.html">peinture</a>. Sa brillante carrière, avec plus de 2 200 œuvres, continue d'être admirée et étudiée aux quatre coins du monde. La qualité de ses <a href="/articulo/culture-espagnole/une-promenade-dans-lhistoire-de-lespagne-a-travers-7-tableaux-du-musee-du-prado/20210408093027070914.html">peintures</a> ne fait aucun doute. Sorolla a atteint une <strong>connaissance brutale de la technique, de la couleur, du coup de pinceau et de la composition</strong>.</p><p>Tout était le fruit d'un travail acharné et de la plus authentique des vocations. On peut dire que <strong>l'œuvre de Sorolla</strong> se situe à l'un des plus hauts niveaux de <a href="/articulo/oeuvres-dart/velazquez-portrait-prince-prado/20210901151442071586.html">la peinture espagnole</a>. Mais d'où venait son inspiration, quels lieux évoquaient son art, quelle était sa relation avec la région de l'Andalousie et comment a-t-elle influencé son travail ?</p><p><h2>Un premier voyage décevant et une grande réconciliation</h2></p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-302017" src="/media/espagnefascinante/images/2022/09/29/20220929084235302017.jpg" alt="Maison-musée Sorolla à Madrid" width="800" height="500" /><figcaption> Maison-musée Sorolla à Madrid. | Shutterstock</figcaption></figure></p><p>Nous devons commencer par le début. Sorolla a visité <a href="/articulo/que-voir-a-andalousie/andalousie-destination-printemps/20220316170502067263.html">l'Andalousie</a> pour la première fois en 1902, à l'âge de presque 40 ans, déjà dans sa maturité artistique. <strong>Il a visité Séville, Cordoue, Grenade et Cadix</strong>. Il a eu le temps d'enquêter et de s'imprégner des particularités de la région. Pourtant, de cette première incursion en Andalousie, il n'est pas revenu enthousiaste, bien au contraire. Pour lui c’était <strong>une région vulgaire ancrée dans le passé</strong>. Il n'aimait pas le caractère andalou de certains aristocrates ou certaines de ses <a href="/articulo/fetes-espagnoles/depuis-quand-sont-celebrees-les-grandes-fetes-en-espagne/20200406141844068538.html">traditions culturelles</a>, comme le flamenco et la tauromachie.</p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-302018" src="/media/espagnefascinante/images/2022/09/29/20220929084237302018.jpg" alt="Entrée principale de la maison-musée Sorolla à Madrid" width="800" height="500" /><figcaption> Entrée principale de la maison-musée Sorolla à Madrid. | shutterstock</figcaption></figure></p><p>C'est après une deuxième visite que sa conception de l'Andalousie a changé, prenant un virage à 180º. Il a été ébloui par la couleur de cette terre, par ses villes, par les jardins qu'il a vus, <strong>par la lumière et la chaleur de l'Andalousie</strong>. Il y eut bientôt une troisième visite, une quatrième, une cinquième... Il arriva un moment où il devint un visiteur régulier de <a href="/articulo/que-voir-a-andalousie/destination-mediterranee-malaga-cadix/20220809160517067348.html">l'Andalousie</a>. Les historiens disent qu'on le voyait souvent se promener près des principaux monuments avec un carnet dans lequel il notait des idées et des croquis.</p><p><h2>Sorolla était un grand connaisseur de l'architecture andalouse</h2></p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-302023" src="/media/espagnefascinante/images/2022/09/29/20220929092413302023.jpg" alt="Séville, la danse (1915) de Joaquín Sorolla" width="800" height="916" /><figcaption> <em>Séville, la danse</em> (1915) de Joaquín Sorolla. | wikimedia</figcaption></figure></p><p>Sorolla, dont on sait qu'il était un peintre sérieux, ordonné et discipliné, tenait absolument à dépeindre l'Andalousie de manière précise. On l'a vu méditer, prendre des notes et faire des croquis dans les rues. Il était <strong>particulièrement fasciné par la Semaine sainte</strong>, un événement religieux qu'il admirait et qu'il a capturé dans plusieurs tableaux. Il a également dépeint la beauté des femmes gitanes, dont il a peint plusieurs tableaux, tous plus impressionnants les uns que les autres.</p><p>Son dernier voyage en Andalousie a eu lieu en 1918, au cours duquel il a achevé ses peintures des jardins de l'Alcazar. Cette série d'œuvres a eu une influence directe sur la construction de son jardin, <a href="/articulo/que-voir-a-madrid/le-musee-sorolla-une-oasis-au-coeur-de-madrid/20210727153819067098.html">aujourd'hui le musée Sorolla à Madrid</a>. Poussé par son succès financier, Sorolla a construit une maison-musée dans le plus pur style des vergers andalous. <strong>Le terrain se compose d'une belle cour et de trois jardins</strong>.</p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-302024" src="/media/espagnefascinante/images/2022/09/29/20220929092444302024.jpg" alt="Séville, Semaine Sainte. Pénitents (1914) de Joaquín Sorolla" width="800" height="929" /><figcaption> Séville, Semaine Sainte. Pénitents (1914) de Joaquín Sorolla. | wikimedia</figcaption></figure></p><p>Bien que les débuts de leur relation aient été, disons, difficiles, l'Andalousie a fini par être très importante dans <a href="/articulo/oeuvres-dart/la-lumiere-de-sorolla-dans-la-mer-de-javea/20210607153053071583.html">l'œuvre de Sorolla</a>. Il suffit de regarder le catalogue des peintures qui se trouvent sur le territoire andalou. <strong>Plus de trente œuvres</strong> sur cette région comme <em>Sierra Nevada</em>, <em>María la Belle</em>, <em>Les toreros</em>, <em>La Caleta de Malaga</em>, <em>Le pont de Triana</em> et <em>La fontaine de l’Alcazar</em>, entre autres.</p><p>Certains historiens trouvent des réminiscences de l'œuvre du poète <a href="/articulo/legendes-en-espagne/sur-les-traces-de-federico-garcia-lorca-madrid/20210826160543068607.html">Juan Ramón Jiménez</a> dans les peintures de Sorolla, ce qui n'est pas surprenant, car ils étaient contemporains, ont appris à se connaître et avaient une sensibilité similaire. Ses peintures sont également influencées par d'autres peintres espagnols mythiques tels que <strong>Diego Velázquez et même le Greco</strong>.</p><p><h2>Dévotion spéciale à Séville et Grenade</h2></p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-302028" src="/media/espagnefascinante/images/2022/09/29/20220929103006302028.jpg" alt="Jardins de l’Alcazar royal de Séville" width="800" height="500" /><figcaption> Jardins de l’Alcazar royal de Séville. | Shutterstock</figcaption></figure></p><p>Deux villes andalouses étaient spéciales pour Sorolla. La première était <strong>Séville, avec laquelle il avait une relation d'amour-haine</strong>. Lui-même a fini par admettre qu'il y avait des choses qui le fascinaient et d'autres qui lui semblaient très éloignées de sa façon d'être, comme la tauromachie, qu'il trouvait aberrante. Cependant, il est tombé amoureux des jardins, des rues historiques et de l'aspect naturel de <a href="/articulo/que-voir-a-andalousie/que-visiter-a-seville-en-trois-jours/20230113080157066728.html">Séville</a>. Il a peint de nombreux tableaux de style paysager. L'Alcazar était la clé de son sentiment lumineux et impressionniste.</p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-302026" src="/media/espagnefascinante/images/2022/09/29/20220929092957302026.jpg" alt="La tour Siete Picos de l'Alhambra de Grenade" width="800" height="628" /><figcaption> La tour Siete Picos de l'Alhambra de Grenade. | wikimedia</figcaption></figure></p><p>La deuxième ville qui l'a captivé est Grenade. La première fois qu'il est allé à <a href="/articulo/que-voir-a-andalousie/que-faire-a-grenade-pendant-trois-jours/20200811113507066846.html">Grenade</a>, en mars 1902, Sorolla a été enchanté par la Sierra Nevada. Il n'avait jamais rien vu de tel en Espagne. Mais s'il y a une chose qui est restée à jamais dans son esprit, c'est <strong>l'Alhambra</strong>. Il est resté dans un hôtel qui se trouvait juste <a href="/articulo/que-voir-a-andalousie/belvederes-alhambra-grenade-visiter/20220831110845067353.html">en face de la porte Siete Suelos</a>.</p><p>Il s'y rendait chaque jour pour étudier ce merveilleux complexe monumental, son architecture et ses couleurs, et y travaillait sur les nombreuses commandes auxquelles il participait. L'art andalou fut pour lui un torrent d'inspiration. Il a peint la tour Siete Picos, le Mirador de Lindaraja et le Patio de Arrayanes à plusieurs reprises, pour ne citer que quelques exemples. <a href="/articulo/que-voir-a-madrid/le-musee-sorolla-une-oasis-au-coeur-de-madrid/20210727153819067098.html">Sorolla</a> s'est promené dans les rues les plus anciennes et a peint <strong>quelques tableaux dans l'Albaicín et dans ses belles rues</strong>.</p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-302027" src="/media/espagnefascinante/images/2022/09/29/20220929093347302027.jpg" alt="L'étang de l'Alcazar de Séville (1910) de Joaquín Sorolla" width="800" height="610" /><figcaption> L'étang de l'Alcazar de Séville (1910) de Joaquín Sorolla. | wikimedia</figcaption></figure></p><p>En Andalousie, Sorolla a exploité au maximum la relation entre la photographie et la peinture. Il en a profité. Il photographiait pour se documenter. C'était <strong>l'une des méthodes qu'il utilisait pour étudier</strong> ce qu'il voyait autour de lui et le recréer sur la toile. Sa relation avec son mentor, Antonio García, est déterminante dans son travail et dans le traitement de l'éclairage dans ses <a href="/articulo/oeuvres-dart/riviere-bidassoa-tableau-martin-rico/20210826071134071585.html">tableaux</a>.</p><p><h2>L'Andalousie, vitale sur son chemin vers le modernisme</h2></p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-302025" src="/media/espagnefascinante/images/2022/09/29/20220929092524302025.jpg" alt="Ayamonte. La pêche au thon (1919) de Joaquín Sorolla" width="800" height="570" /><figcaption> Ayamonte. La pêche au thon (1919) de Joaquín Sorolla. | wikimedia</figcaption></figure></p><p><strong>L'Andalousie a été la clé du modernisme de Sorolla</strong>, une période de son art plus lumineuse, sensuelle et naturelle. Toute sa maturité créative est apparue durant cette période, au cours de laquelle il a créé des tableaux incroyables. Un avant et un après dans lequel il a produit certaines de <a href="/articulo/oeuvres-dart/cadaques-et-dali/20210520154719071581.html">ses meilleures œuvres</a>.</p><p>Tout au long de l'histoire, il y a eu des études sur <strong>la relation entre l'Andalousie et Sorolla</strong>. Il existe même des itinéraires à travers <a href="/articulo/monuments-despagne/alcazar-de-seville-un-joyau-de-la-ville-andalouse/20200313125458071558.html">l'Alcazar</a> et <a href="/articulo/que-voir-a-andalousie/belvederes-alhambra-grenade-visiter/20220831110845067353.html">l'Alhambra</a> qui suivent ses pas, en faisant le tour de ses tableaux. L'Andalousie et Sorolla sont inséparables. Ils ne peuvent être compris l'un sans l'autre. Une relation pour l'éternité.</p>]]></content:encoded>
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        <media:title><![CDATA[Joaquín Sorolla et l'Andalousie, un lien pour l'éternité]]></media:title>
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                        <item>
  <title><![CDATA[Kaos Temple, l'église devenue skatepark]]></title>
      <category><![CDATA[Artistes espagnols]]></category>
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  <pubDate>Wed, 9 Mar 2022 17:46:40 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Luis Sánchez Marcuccini]]></dc:creator>
        <description><![CDATA[ Il y a plus de 100 ans, dans la  commune asturienne  de Llanera, une colonie s'est constituée autour de l'entreprise d'explosifs Santa Bárbara. Aujourd'hui, la façade conserve son aspect original et ses structures internes, son squelette,...]]></description>
        <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a plus de 100 ans, dans la <a href="/articulo/que-voir-a-asturies/bermiego-asturies/20210909122311067133.html">commune asturienne</a> de Llanera, une colonie s'est constituée autour de l'entreprise d'explosifs Santa Bárbara. Aujourd'hui, la façade conserve son aspect original et ses structures internes, son squelette, subsistent. À l'intérieur de l'église, cependant, il n'y a ni paroissiens ni prêtres. <strong>Les bancs ont été remplacés par un skatepark</strong> et ses vieux murs sont désormais parsemés des coups de pinceau de l'artiste Okuda San Miguel. L'église de Santa Barbara n'existe plus. À sa place se dresse le temple Kaos, <a href="/articulo/que-voir-a-communaute-valenciana/muraille-rouge-calpe/20211028112151067174.html">un bel exemple de la coexistence du classique et du contemporain.</a></p><p><h2>De l'église au skatepark</h2></p><p>Avant de s'appeler Kaos Temple, ce bâtiment abritait <a href="/articulo/legendes-en-espagne/la-chantre-de-calahorra-la-momie-qui-a-choisi-sa-tombe/20210816114347068602.html">les offices liturgiques</a> pour les ouvriers d'une usine d'explosifs et ses familles. Mais après la guerre civile espagnole, l’entreprise a fermé ses portes. Sans travail disponible, <strong>les familles qui vivaient encore dans l'ancienne colonie ont émigré</strong> vers d'autres villes et <a href="/articulo/que-voir-a-castille-et-leon/ochate-village-maudit-espagne/20211026160318067172.html">l'enclave est restée inhabitée</a>.</p><p><iframe src="https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FHistoryAddicts.org%2Fphotos%2Fa.102217511525546%2F346929253721036%2F%3Ftype%3D3&amp;show_text=false&amp;width=500" width="500" height="334" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p><p>Dans les années 1960, une société privée a acquis le terrain de l'ancienne colonie avec l'intention de l'utiliser comme zone industrielle. <strong>C'est alors que tous les bâtiments ont été démolis</strong>, à l'exception d'un seul : l'église Santa Bárbara, qui est restée malgré cela abandonnée jusqu'en 2007, lorsqu'un jeune agent commercial, Ernesto Fernández Rey, a acheté le bâtiment avec l'intention de créer une entreprise multiservice. Mais la mort d’Ernesto en 2016 a <a href="/articulo/que-voir-a-andalousie/la-plus-grande-structure-en-bois-du-monde-symbole-et-controverse-a-seville/20220222084716067242.html">provoqué le changement du projet</a>, c’est ainsi que l’église est devenue un skatepark.</p><p><h2>L'intervention d'Okuda</h2></p><p>"C'est vraiment le seul projet, avec l'école de <a href="/articulo/que-voir-a-cantabrie/vallees-pasiegos-cantabrie/20220202180211067231.html">Santander</a> Vital Alsar, qui est venu de moi et non d'une proposition", dit le peintre. "Je suis tombé amoureux de l'endroit parce que j'ai vu sur internet <strong>une église qui présentait une symétrie parfaite</strong>", ajoute-t-il. Après avoir vu les images, Okuda a contacté l'organisation, qui lui a donné carte blanche pour faire ce qu'il voulait <a href="/articulo/que-voir-a-andalousie/monastere-la-rabida-huelva/20211004154733067156.html">sur les murs immaculés du bâtiment</a>.</p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-300004" src="/media/espagnefascinante/images/2022/03/09/20220309163403300004.jpg" alt="Temple Kaos" width="530" height="795" /><figcaption> Temple Kaos | Elchino Po</figcaption></figure></p><p>Afin de <a href="/articulo/culture-espagnole/angela-ruiz-robles-une-vie-hors-pair-femmes-immortalisees-4/20210331123147070912.html">financer le projet</a>, Okuda a lancé une campagne de crowdfunding qui, selon l'artiste, "a été fantastique". Ainsi, avec l'aide de différents mécènes, dont certaines marques, l’artieste a réuni l'argent nécessaire pour <strong>poursuivre le rêve du Kaos Temple</strong>. "Puis ils ont collecté plus d'argent pour compléter la totalité du projet. Tout le bâtiment est un skatepark et c'est ce qui <a href="/articulo/itineraires-a-travers-lespagne/7-paysages-bleus-espagne/20220119074448067225.html">l'a rendu encore plus merveilleux</a>", ajoute Okuda.</p><p>Le Kaos Temple est la première église sur laquelle l'auteur a travaillé, mais d'autres ont suivi. <strong>L'une au Maroc</strong>, connue sous le nom de l'église de Youssoufia, et <strong>une autre à Denver, dans le Colorado</strong>.  "Cela a été un tournant dans ma carrière", dit Okuda, qui depuis cette initiative a vu sa notoriété augmenter : "La vérité est que ce projet a fait le tour du monde et en termes de propositions j'en avais beaucoup avant, <a href="/articulo/que-voir-a-madrid/jardin-capricho-musee-madrid-capitale/20210422092636067038.html">mais après ça c'est la folie</a>".</p><p><h2>Le plafond du temple, un paradis construit en sept jours</h2></p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-300005" src="/media/espagnefascinante/images/2022/03/09/20220309163405300005.jpg" alt="Plafonds du Kaos Temple" width="800" height="500" /><figcaption> Plafonds du Kaos Temple. | Elchino Po</figcaption></figure></p><p>Bien que l'artiste affirme prendre en moyenne quatre ou cinq jours pour la plupart de ses projets, dans le cas du Kaos Temple, <strong>la tâche lui a pris un peu plus de temps</strong>. Plus précisément, sept jours, ironiquement le temps qu'il a fallu à Dieu pour créer <a href="/articulo/que-voir-a-estremadure/plus-petit-pont-international-du-monde/20220103175045067218.html">le monde</a>. Bien qu’Okuda et ses assistants, Mister Piro, Antonyo Marest et Pablo Hatt, n'ont pas utilisé le septième jour pour se reposer, mais pour travailler. "C'est une sorte de numéro religieux et c'est assez drôle pour moi", dit Okuda.</p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-300006" src="/media/espagnefascinante/images/2022/03/09/20220309163406300006.jpg" alt="Le Kaos Temple durant les travaux de peinture en 2015" width="530" height="795" /><figcaption> Le Kaos Temple durant les travaux de peinture en 2015. | Elchino Po</figcaption></figure></p><p>Et le résultat est ce qui suit : une église néo-romane avec des <a href="/articulo/que-voir-a-castille-et-leon/maison-botines-gaudi/20210922073218067145.html">détails néo-gothiques</a> colorés par le style particulier d'Okuda. Un continent qui embrasse un skatepark, inauguré en 2015 au grand public, qui a fait du Kaos Temple une Mecque du skate. Ainsi, les murs et plafonds voûtés du début du XXe siècle sont complétés par des <strong>figures géométriques et des couleurs vives</strong>, <a href="/articulo/que-voir-a-catalogne/eglise-du-tibidabo-un-temple-spectaculaire-au-sommet-dune-montagne/20200510111258066756.html">le style de l'artiste</a>. "J'y ai appris que l'art contemporain se marie parfaitement avec l'architecture classique", explique Okuda.</p><p>La dénomination et la disposition des peintures murales ont également leur propre raison d'être. "L'une de mes icônes est une sorte de rose des vents asymétrique", explique l'artiste. Ce signe est un cercle qui marque les directions dans lesquelles <a href="/articulo/que-voir-a-andalousie/zahara-de-la-sierra-cadix-village-blanc/20220308102726067254.html">l'horizon</a> est divisé. Okuda souligne que l'idée que symbolisent à la fois la conception de l'église et son nom est justement celle-ci : "Que si l'on veut faire quelque chose, on peut le faire, notamment <strong>pour tracer son chemin personnel</strong>".</p><p><h2>Un projet très spécial</h2></p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-300007" src="/media/espagnefascinante/images/2022/03/09/20220309163407300007.jpg" alt="La sculpture d'Okuda à Las Vegas, Nevada" width="800" height="500" /><figcaption> La sculpture d'Okuda à Las Vegas, Nevada. | Shutterstock</figcaption></figure></p><p>Cela fait sept ans qu’Okuda a terminé le Kaos Temple. Depuis lors, les œuvres de l'artiste se sont répandues <a href="/articulo/legendes-en-espagne/grippe-espagnole/20220309111248068638.html">dans le monde entier</a>. De la <em>falla</em> de l'hôtel de ville de Valence qui a brûlé pendant les festivités de 2018 aux temples déjà mentionnés du <a href="/articulo/que-voir-a-melilla/penon-velez-de-la-gomera-frontiere-espagne-maroc/20211117120507067193.html">Maroc</a> et du Colorado, en passant par <strong>d'autres projets en Chine, à Cuba et au Pérou</strong>. Mais pour Okuda, le Kaos Temple était très spécial "parce que c'était un de mes grands projets en ce moment-là". Et parce que, entre autres choses, sa famille a pu le visiter.</p>]]></content:encoded>
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        <media:title><![CDATA[Kaos Temple, l'église devenue skatepark]]></media:title>
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  <title><![CDATA[Du calme dans la Tolède de Zuloaga | Tableaux qui envoûtent]]></title>
      <category><![CDATA[Artistes espagnols]]></category>
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  <pubDate>Wed, 12 May 2021 16:27:01 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Luis Sánchez Marcuccini]]></dc:creator>
        <description><![CDATA[ Immergé dans l'audioguide et regardant  attentivement les peintures . Elle est tellement passionnée par l'analyse des moindres détails que, s'approchant le plus possible du cordon de sécurité,  elle se tient à un centimètre de l'œuvre . Elle...]]></description>
        <content:encoded><![CDATA[<p>Immergé dans l'audioguide et regardant <a href="/articulo/culture-espagnole/une-promenade-dans-lhistoire-de-lespagne-a-travers-7-tableaux-du-musee-du-prado/20210408093027070914.html">attentivement les peintures</a>. Elle est tellement passionnée par l'analyse des moindres détails que, s'approchant le plus possible du cordon de sécurité, <strong>elle se tient à un centimètre de l'œuvre</strong>. Elle apprécie chaque coup de pinceau. La jeune femme se tient devant le <em>Portrait de Maurice Barrès</em>, un tableau de l'artiste basque Ignacio Zuloaga, qui est exposé à Paris au <a href="/articulo/que-voir-a-madrid/jardin-capricho-musee-madrid-capitale/20210422092636067038.html">musée</a> d'Orsay.</p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-297480" src="/media/espagnefascinante/images/2021/05/12/20210512140525297480.jpg" alt="Portrait de Maurice Barrès, 1913" width="800" height="500" /><figcaption> Portrait de Maurice Barrès, 1913. | L'Espagne fascinante (Fondation Zuloaga)</figcaption></figure></p><p>Elle est frappée par un autre visiteur qui passe par là. À peine capable de détacher ses yeux du tableau, elle se tourne légèrement pour voir ce qui s'est passé. Une brise d'air frais agite ses cheveux et quand elle se retourne, <strong>c'est Tolède. </strong>Sans savoir comment, elle se trouve en Espagne à l'intérieur du tableau en 1913,<a href="/articulo/oeuvres-dart/les-fusillades-du-3-mai-de-goya/20200416161637071563.html"> l'année où il a été peint</a>. Elle a voyagé jusqu'à la scène décrite dans la pièce, en fait, elle est à l'intérieur de la pièce. Surprise, elle regarde autour d'elle. Elle écoute <a href="/articulo/itineraires-a-travers-lespagne/les-villes-du-patrimoine-mondial-dont-vous-revez-de-visiter/20200722153221066840.html">le ciel entre les nuages</a> et le ton gris qui servent de toile de fond à la tempête, tout comme elle écoute les sabots du cheval qui galope.</p><p><h2>La capitale éternelle</h2></p><p>À ses côtés, bien sûr, se trouve Ignacio Zuloaga, <a href="/articulo/culture-espagnole/ende-la-grande-miniaturiste-du-xe-siecle-femmes-eternelles-1/20210308161433070908.html">l'artiste qui capture la vie sur la toile</a>. Il y a aussi le protagoniste qui donne son nom au tableau, Maurice Barrès. Elle peut pouvez encore entendre la voix de l'audioguide, <strong>qui semble avoir pris une conscience propre</strong> qui parle de ce qu'il veut. Il commande maintenant la direction de son regard, le point sur lequel elle fixe ses pupilles.</p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-297481" src="/media/espagnefascinante/images/2021/05/12/20210512140526297481.jpg" alt="Portrait de Maurice Barrès" width="800" height="500" /><figcaption> Portrait de Maurice Barrès. | Shutterstock</figcaption></figure></p><p>Zuloaga fait glisser son pinceau sur la vue. Il le fait en représentant l'écrivain, Maurice Barrès, avec un fond très caractéristique auquel ils sont tous deux liés. C'est une ville qui, 73 ans plus tard, finira par être classée au <a href="/articulo/itineraires-a-travers-lespagne/les-villes-du-patrimoine-mondial-dont-vous-revez-de-visiter/20200722153221066840.html">patrimoine mondial de l'UNESCO</a>, Tolède. L'audioguide, infaillible, donne voix aux mots de Pío Baroja dans <em>Chemin de perfection</em>: "la ville se détachait lentement sur la colline dans le bleu pur du ciel".</p><p>Tout ce qui se trouve de l'autre côté de la rivière constitue le cœur de la ville. Parmi l'<a href="/articulo/itineraires-a-travers-lespagne/top-11-des-villages-montagnards-a-visiter-en-espagne/20200702171930066811.html">enchevêtrement de bâtiments</a>, le peintre se penche sur différents points clés. La sainte cathédrale de Tolède, le monastère de San Juan de los Reyes, l'Alcázar... Un Alcázar qui était encore debout, mais pour peu de temps. Des années plus tard, il sera assiégé. Détruit pendant la guerre civile, <strong>il a dû être reconstruit</strong>. La narration de Baroja continue : "avec ses tours, ses clochers, ses coupoles, ses longs murs blancs de couvents pleins de treillis, <a href="/articulo/que-voir-a-aragon/aguero-sous-la-spectaculaire-formation-mallos-aguero/20210222124256067010.html">ses toits rougeâtres</a> ; tous brûlés, dorés par le soleil des siècles et des siècles".</p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-297482" src="/media/espagnefascinante/images/2021/05/12/20210512140528297482.jpg" alt="Vues de l'Alcazar de Tolède" width="800" height="500" /><figcaption> Vues de l'Alcazar de Tolède. | Shutterstock</figcaption></figure></p><p>On pourrait dire que malgré les innombrables <a href="/articulo/itineraires-a-travers-lespagne/les-casinos-culturels-veritables-parlements-du-xixe-siecle/20210105133124066985.html">bouleversements politiques</a> qui se produisaient en Espagne en 1913, il règne à Tolède un sentiment de calme. Le calme qui précède toujours la tempête. Même si l'enjeu politique était effervescent dans ce qui était, il y a des siècles, la capitale wisigothique, <strong>le véritable chaos allait arriver quelques années plus tard</strong>, avec la guerre civile espagnole. Cet événement a détruit une grande partie de ce qui était, au XVIe siècle, la capitale de l'Espagne. Soudain, un rayon de soleil et la voix interviennent à nouveau, et se terminent par le texte de Baroja : "on aurait dit une ville de cristal dans cette atmosphère si propre et si pure... Le soleil montait dans le ciel, les fenêtres des maisons semblaient remplies de flammes. <a href="/articulo/que-voir-a-castille-la-manche/les-plus-beaux-villages-de-tolede/20210407153258067032.html">Tolède</a> se détachait dans le ciel plein de nuages en feu".</p><p><h2>Le Basque et le Français</h2></p><p>Elle rencontre le regard de Barrès et découvre toute son histoire grâce à l'audioguide. Il est un écrivain, homme politique et publiciste d'origine française. Il est passionné par les mythes et les héros du passé, ce qui l'a amené à enquêter et à se plonger dans la <a href="/articulo/culture-espagnole/les-vierges-noires-espagnoles-une-tradition-mysterieuse/20201104121428070907.html">culture populaire et le folklore espagnols</a>. L'une de ses œuvres les plus célèbres est <em>El Greco ou le secret de Tolède</em>, un livre qu'il tient dans ses mains et <strong>avec lequel il est représenté dans la pièce</strong>. Il y a tout juste un an qu'il a été publié, en 1912.</p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-297483" src="/media/espagnefascinante/images/2021/05/12/20210512140529297483.jpg" alt="Vues de la ville de Tolède depuis un mirador" width="800" height="500" /><figcaption> Vues de la ville de Tolède depuis un mirador. | Shutterstock</figcaption></figure></p><p>La relation de Tolède avec l'artiste ne s'arrête pas là. Barrès n'est pas seulement représenté par sa figure et son livre. Il y a un autre détail qui fait un clin d'œil à l'écrivain. Ils ne le savent pas encore, évidemment, mais un an après sa mort, ils donneront son nom à l'une des nombreuses rues qui apparaissent <a href="/articulo/culture-espagnole/une-promenade-dans-lhistoire-de-lespagne-a-travers-7-tableaux-du-musee-du-prado/20210408093027070914.html">dans le tableau</a>. C'est l'ancienne et l'actuelle Rue Barco. C'est ainsi qu'elle s'appelait avant d'être rebaptisée en 1924, et c'est ainsi qu'elle est restée pour les habitants de <a href="/articulo/que-voir-a-castille-la-manche/les-barrancas-de-burujon-un-paysage-de-ravins-dune-autre-planete-pres-de-tolede/20201023120240066928.html">Tolède</a>. C'est pourquoi le nom de l'auteur français finira par être effacé de la rue, <strong>mais rappelé par une plaque</strong>.</p><p>Zuloaga se retourne et s'approche de la palette pour changer de couleur. La voix de l'audioguide revient avec plus d'informations. L'artiste, au début du 20e siècle, est <a href="/articulo/culture-espagnole/les-templiers-les-plus-celebres-despagne-un-apercu-de-lordre-dans-la-peninsule/20210512115721070919.html">très influencé par son séjour en France</a>. Très porté sur la peinture de paysages, notamment ceux encadrés dans l'Espagne vide, il devient une figure du style appelé "Espagne noire". <strong>Un style qui s'abreuve à la technique littéraire tremendiste</strong>, qui se distingue par la crudité avec laquelle l'œuvre est traitée.</p><p><figure class="image"><img class="size-full wp-image-297484" src="/media/espagnefascinante/images/2021/05/12/20210512140543297484.jpg" alt="Buste de l'artiste Ignacio Zuloaga" width="800" height="500" /><figcaption> Buste de l'artiste Ignacio Zuloaga. | Shutterstock</figcaption></figure></p><p>Son style s'abreuve aux innombrables références artistiques, <a href="/articulo/legendes-en-espagne/le-tremblement-de-terre-de-lisbonne-la-grande-catastrophe-patrimoniale-de-lespagne-du-xviiie-siecle/20210303123945068588.html">parmi les plus marquantes</a>, Goya et Le Greco. Ce dernier, qui sans être explicitement représenté, apparaît également et constitue <strong>une partie très importante de Tolède</strong>. Quelques années auparavant, en 1911, était inauguré le musée qui porte son nom et qui rassemble nombre de ses <a href="/articulo/art/le-deux-mai-1808-a-madrid-francisco-de-goya/20200128115408071548.html">œuvres les plus représentatives</a>. Ce n'est pas en vain que le Greco et la capitale de Tolède sont presque synonymes.</p><p><h2>Un écrivain, un peintre et Tolède</h2></p><p>Le hennissement d'un cheval conduit la jeune femme <a href="/articulo/monuments-despagne/synagogue-el-transito-de-tolede/20200304122934071556.html">sur les rives du Tage</a>, vêtu de ses habits, par le pont d'Alcántara. Elle est complètement enchantée par le panoramique. Le peintre et l'écrivain ne le savent pas car cela se passera en 1921, <strong>mais ils se trouvent devant un monument national</strong>. Nécessaire et beau à la fois. Embrassée par le fleuve, Tolède dispose de nombreuses passerelles pour aller d'un bout à l'autre de la ville, qui s'est étendue au fil des siècles. Mais cela n'a pas d'importance maintenant, car Zuloaga et Barrès sont absorbés par l'observation de l'ombre créée par le contact du soleil avec la construction sur l'eau. Un nouveau hennissement, plus fort, la fait sursauter et elle ferme légèrement les yeux. Le charme de Tolède cesse, mais elle n'est pas non plus retournée au musée à Paris. Intuitivement, elle sait qu'elle a été transportée dans <a href="/articulo/que-voir-a-catalogne/eglise-sant-climent-de-taull-des-peintures-qui-se-mettent-a-vivre/20200602130334066777.html">une autre œuvre d'art</a>. Maintenant, l'air sent le sel et elle se retrouve au bord de la mer, sur la côte méditerranéenne.</p>]]></content:encoded>
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