L’île qui ne se visite qu’à marée basse est désormais le premier parc archéologique du Pays basque
Découvrez le poumon vert de la Côte basque, entre ermitages, histoire de pirates, militaires et nature.
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Entre Bilbao et San Sebastian, dans le village biscayen de Lekeitio plus précisément, se trouve l’une des îles les plus singulières d’Espagne. Ici, ce ne sont pas les visiteurs qui décident du moment de la visite mais la mer Cantabrique et la lune qui en fixent les horaires. L’île de San Nicolás, également appelée île de Garraitz, n’est accessible qu’à marée basse. Sinon, il faut s’y rendre à la nage… ou en repartir de la même manière. Une option envisageable en été, mais impensable en hiver. Quoi qu’il en soit, c’est un lieu à inclure dans tout itinéraire de visite du Pays basque espagnol.
Comment accéder à l’île de San Nicolás ?
Pour se rendre à l’île de San Nicolás, il faut d’abord rejoindre Lekeitio, à environ une heure de route de Bilbao et une heure quinze de San Sebastian. Ensuite, direction le port. À marée haute, l’île flotte face au port de pêche de Lekeitio. Mais à marée basse, le paysage se transforme totalement : l’île devient alors une élévation de terre couverte de végétation, située au bout d’une plage. Dans les deux cas, elle reste l’un des principaux attraits touristiques de ce village de Biscaye.
Comme dit précédemment, il est essentiel de vérifier les horaires de marée haute et de marée basse pour accéder à l’île de San Nicolás. Connaître le moment exact auquel la mer atteint son niveau maximum et également son niveau minimum permet d’éviter de rester bloqué sur l’île ! À titre d’information, les deux phénomènes se produisent environ toutes les 12 heures et 25 minutes.
Cela étant dit, c’est le moment de présenter les deux options possibles pour rejoindre l’île de San Nicolás. La première est en traversant une digue en pierre recouverte de mousse glissante, reliant l’île de Garraitz à la plage d’Isuntza. Construite à l’origine pour protéger le port des sédiments du fleuve Lea, dont l’embouchure se situe à côté, elle sert aujourd’hui d’accès à l’île. Il faut souligner que le trajet doit se faire avec des chaussures adaptées pour éviter toute chute.
La deuxième option pour se rendre à l’île de San Nicolás consiste à marcher sur la plage de Karraspio. Il s’agit de la plus grande des deux plages mentionnées et aussi du chemin le plus sûr pour accéder à cette petite et curieuse île de la mer Cantabrique.
Dans tous les cas, les deux options sont possibles seulement à marée basse. Il faut absolument s’informer sur l’heure à laquelle la marée descend mais aussi remonte. Cela est primordial pour éviter des ennuis si vous passez trop de temps sur l’île de San Nicolás et découvrez que les deux voies d’accès sont couvertes d’eau sur le chemin du retour. Cela représente un risque à cause de la température de l’eau comme mentionné plus haut, mais aussi à cause du danger que représentent les courants marins.
Que voir et faire sur l’île ?
Sans aucun doute, l’île de San Nicolás est parfaite pour une escapade depuis Bilbao, mais aussi pour un itinéraire de plusieurs jours au Pays basque. Il s’agit d’un lieu magique qui offre une image de carte postale si on l’observe depuis la côte et qui a aussi beaucoup à offrir !
Il s’agit d’une île à l’aspect sauvage qui est longue d’environ 250 mètres et est parfaite pour profiter de la nature. À marée basse, une petite plage apparaît. Pas de doute, il s’agit d’un des meilleurs plans à faire sur cette île proche de Bilbao. En effet, rien de mieux que se détendre sur le sable en respirant l’odeur des pins.
Il est aussi possible de faire une courte randonnée jusqu’au sommet perché à 48 mètres d’altitude. D’ici, la vue sur la mer et le village de Lekeitio est spectaculaire. Les couchers de soleil y sont particulièrement impressionnants.
En montant vers le sommet de l’île de Garraitz, on découvre des traces de civilisations passées : moines franciscains, pirates et militaires ont occupé l’île. Les archéologues y ont trouvé de la poudre datant de la guerre d’indépendance, ainsi que des canons et des pièces de monnaie vieilles de plusieurs siècles. En 2019, l’île est ainsi devenue le premier parc archéologique du Pays basque.
Aujourd’hui, les visiteurs peuvent encore observer les vestiges d’une chapelle du XVIe siècle dédiée à Saint Nicolas, ainsi que ceux d’un fort et d’une ancienne muraille. Bien que ces structures soient en ruine, elles témoignent encore de l’histoire riche de ce lieu unique.
Vous pouvez également lire cet article en espagnol.

